Qui a dit : « Nous n’avons pas les plus gros moyens du secteur, mais nous avons toujours creusé notre sillon »

C’est Dominique Schelcher, PDG de Système U, lors d’une interview à LSA.

Le dirigeant revient en détail sur les conséquences de la crise sanitaire et sur les projets des différents formats de l’enseigne. Contrairement à ses attentes les chiffres sont très bons : « Nous avions prévu un chiffre d’affaires en baisse en 2021 du fait du Covid et, en réalité, nous enregistrons de nouveau de la croissance. Nous ne nous y attendions pas, et cela dure ! Les formats du groupe se portent donc à merveille : « Hyper U va bien, la proxi se porte très bien, et Super U, le cœur du réacteur, est en pleine forme. »

Pour continuer de progresser et atteindre les 12% de part de marché, Système U envisage de :

  • Posséder 1.200 nouveaux points de ventes en Proxi notamment en zone rurale et périurbaine d’ici 3 ans, avec environ :
    • 150 nouveaux U Express
    • 250 Utile
  • Créer « plusieurs dizaines » de drives piétons dans les centres-villes et notamment là où se trouvent à proximité des points de vente U.
  • Améliorer « l’image prix » de l’enseigne, favoriser le « consommer responsable » et « faire rayonner le magasin par l’ultralocal« .
  • Accroître le service du drive : « si vous ne proposez pas de drive, vous perdez des clients, de la dynamique commerciale. Il est totalement indispensable d’en avoir ».

Enfin, même si la situation sanitaire a modifié en profondeur les habitudes d’achat des Français, le recours de manière aussi accrue à la livraison ultrarapide n’est pas du goût de Dominique Schelcher :  » Ce n’est pas le commerce de demain. Les crises sanitaires, économiques et, plus que jamais, climatiques vont influencer les modèles et notre métier. Tous ces cartons qui remplissent les camions-bennes des grandes villes, ces camionnettes et ces livreurs à scooter, ce n’est pas possible ! Nous allons en revenir. C’est une espèce de bulle qui va éclater. » En comparaison, Franprix adopte une autre perspective : sa présidente Cécile Guillou souhaite proposer une livraison encore plus rapide en passant à 30 minutes.

Une chose est sûre : la hausse des livraisons n’est pas sans conséquence sur l’environnement avec la hausse des déplacements (gaz à effet de serre). Face à cet enjeu, le Sénat a lancé une consultation pour évaluer si « les consommateurs connaissent vraiment l’impact environnemental de la livraison de leurs achats en ligne« .

Sources : LSA, juin 2021, LSA, juin 2021 (chiffres Proxi), Sénat mars 2021