Qui a dit : « On aide les distributeurs à prendre conscience qu’ils ont de l’or dans leurs poubelles »

Il s’agit de Jean Moreau, PDG de Phénix, entreprise qui a développé un service « zéro déchet alimentaire » pour les distributeurs. Jean Moreau est également le Co-Président du mouvement Impact France.

10 millions, c’est le nombre de tonne de nourriture qui sont jetées chaque année… en France ! A l’échelle de la planète ce chiffre s’élève à 1,3 milliards de tonne selon Zéro-gâchis qui s’appuie sur une étude réalisée par Ademe en 2016.

Pour lutter contre ce gaspillage alimentaire, les magasins sont de plus en plus nombreux à proposer des rayons spécifiques avec des remises pour les produits dont la date arrive à expiration. La loi sanctionne également financièrement les magasins qui détruiraient des produits alimentaires invendus et pourtant consommables. Pour aider les enseignes dans cette lutte constante contre le gaspillage, des entreprises comme Phénix ont mis au point une prestation appelée « zéro déchet alimentaire« . Le PDG, Jean Moreau s’exprime sur le site Linéaires sur l’objectif de ce service : « Nous donnons une seconde vie aux invendables, encore consommables par l’humain ou par les animaux […]. Nous respectons une hiérarchie de valorisation : d’abord humaine par le stickage, par des paniers anti-gaspi sur notre application et par le don aux associations alimentaires, puis animale grâce à de nombreux partenariats. Dans la mesure du possible, nous transformons en compost, biogaz et énergie ce qui n’est pas consommable« . Les arguments économiques et écologiques convainquent les enseignes de faire appel à ce type de service : « Le zéro déchet alimentaire est l’aboutissement d’une longue démarche anti-gaspi et nous aidons les magasins à optimiser le processus ».

D’autres entreprises s’inscrivent dans cette lignée. C’est le cas par exemple de l’application Too good to go qui propose aux consommateurs de récupérer à prix bas des « paniers » alimentaires proposés par des enseignes de proximité (exemple U express…) par des commerçants (boulangerie), des grossistes, des industriels, etc. L’application affirme avoir pu « sauver » 25 millions de repas grâce à ses 9 millions d’utilisateurs.

Certaines enseignes ont décidé d’en faire leur fonds de commerce. À la Rochelle, un magasin anti-gaspillage, « No Gasp ! » vend que des produits dont la date de péremption approche, des fruits/légumes considérés comme « moches » et/ou leur calibre ne correspondent pas aux règles des enseignes. Les consommateurs sont là aussi gagnants, car les produits vendus sont jusqu’à 30% moins chers. Plus récemment l’enseigne Nous anti-gaspi, qui va ouvrir son sixième point de vente, vient de signer un partenariat avec Carrefour. Les produits de la marque distributeur Carrefour souffrant de quelques imperfections pourront être dorénavant vendus dans ce point de vente !

Sources : Linéaires, juin 2021, Charente Libre ,février 2020, Zéro-gachis.com, Linéaires juin 2021 Too good to go, Phénix